TENDANCE | LES CONSEILS POUR CONTINUER À COURIR EN HIVER

Source et crédit photo : HUFFPOST | PICTURE ALLIANCE | [Extrait] HUFFPOST, Maurane Sacleux, 9 novembre 2025

Avec les températures qui chutent, courir devient un véritable défi. Avec quelques conseils il reste possible de profiter des sorties running qu’importe la météo.

Voici quelques conseils pour continuer à courir en hiver malgré la chute des températures.

HIVER – Froid mordant, vent glacial, pluie fine… L’automne puis l’hiver mettent les 12,4 millions de pratiquants français de course à pied à rude épreuve. Mais grâce à ces conseils, il ne sera plus question de ranger vos baskets ! Car si, comme l’expliquent nos confrères du HuffPost UK, « une chaleur excessive peut considérablement nuire à vos performances » et que « des muscles glacés peuvent se contracter en augmentant ainsi le risque de blessure », certains tips rendent la course parfaitement compatible avec toutes les saisons.

Rappelez-vous, déjà, que le ressenti de température ne sera pas du tout le même que ce qu’indique le thermomètre, l’activité physique ayant bien sûr pour conséquence de réchauffer le corps. Ainsi le guide Runner’s Need précise que si la température extérieure se situe entre 10 et 12 °C, le ressenti avoisine les 20 °C en courant. Autour de 5 °C, le runner aura l’impression qu’il fait environ 15 °C, tandis qu’à 0 °C, le ressenti tourne plutôt autour de 10 °C. À partir de -2 °C ou moins, la température perçue est proche de 8 °C. Ces approximations variables d’une personne à l’autre, donnent une idée quant au choix de sa tenue pour dompter le froid.

« S’habiller pour le deuxième kilomètre »
« Il faut s’habiller soit pour la première minute, soit pour le deuxième kilomètre. Si vous êtes trop couvert, vous aurez chaud tout de suite, mais une fois que votre corps se sera réchauffé, vous commencerez à transpirer et vous aurez trop chaud après un kilomètre ou deux », expose Will Baldwin, entraîneur de course à pied et auteur chez Run Baldwin.

Il recommande donc de « s’habiller pour le deuxième kilomètre » ce qui signifie commencer sa séance en ayant un peu froid au départ, en sachant que la température corporelle augmente rapidement une fois en mouvement, jusqu’à se sentir « parfaitement à l’aise. »

Avoir une veste de running dans sa garde-robe
Trois niveaux de protection sont à considérer selon la météo : le vent, la déperlance et l’imperméabilité. Selon les ingénieurs de la marque Salomon, « le rôle principal d’une veste de running, comme de toute 3e couche, est de vous protéger des éléments extérieurs tout en restant respirante ».

« Une veste coupe-vent est indispensable. Une veste déperlante suffit pour des sorties peu humides de moins d’une heure. Et une veste imperméable et respirante avec membrane est idéale pour les longues sorties sous la pluie ou la neige. »

Superposer des vêtements fins
« Une fine couche de base en polyester ou en laine aide à évacuer l’humidité, à réguler la température corporelle et à maintenir une foulée normale par temps froid », explique Jason Chuhay, entraîneur de course à pied à l’Université Case Western Reserve. Il recommande aussi de bien couvrir les extrémités (mains, tête, oreilles, cou, pieds) et d’avoir des poches ou un élastique pour ranger les accessoires si le corps se réchauffe trop.

Attention aux chaussettes et à vos chaussures
Se protéger les extrémités permet d’éviter les blessures liées au froid et à préserver son énergie et son confort. Les pieds sont donc à protéger pour un jogging confortable. « Les fabricants de chaussettes de course proposent différentes épaisseurs pour protéger les pieds, et les modèles de chaussures de course intègrent désormais des membranes imperméables GORE-TEX pour compenser les inévitables courses hivernales humides et boueuses », prolonge Jason Chuhay.

Utiliser des pansements et du lubrifiant
Différents accessoires existent pour éviter de s’irriter la peau à cause du frottement répété des vêtements de course selon le club de course Lonely Goat. Parmi eux, les pansements ou du ruban microporeux – pour couvrir vos mamelons si vous ne portez pas de brassière – et du « lubrifiant spécifique pour la course à pied » peuvent être utilisés sur les zones sensibles.

Le lubrifiant, aussi appelé crème anti-frottement, peut être appliqué entre les cuisses, sur les pieds, sous les aisselles ou encore sur les tétons pour les hommes et sous l’élastique de la brassière.

Être toujours visible
Si le soleil chute tout aussi vite que les températures, être visible en sortie est crucial, d’autant que la nuit tombe plus tôt en hiver. Dans l’obscurité, les marcheurs, les conducteurs, les cyclistes et toute autre personne qu’il est possible de croiser doivent voir un coureur. « Essayez de rester sur des itinéraires bien éclairés, et si vous sortez après la tombée de la nuit, utilisez des lampes de course portables pour vous rendre visible » explique Sam Chadwick, auteur et passionné de plein air chez GO Outdoors. « Courir face à la circulation permet de mieux voir les véhicules qui arrivent en sens inverse, et si vous préférez ne pas courir seul, pensez à rejoindre un ami ou un groupe de course local » complète-t-il.

Toujours s’échauffer
Pour braver le froid, un échauffement actif permet d’augmenter la température corporelle interne et d’assouplir les articulations afin de se préparer au mieux aux conditions extérieures et éviter les blessures explique Jason Chuhay.

Il peut être composé de « 5 à 10 minutes d’activité cardiorespiratoire, suivies d’étirements actifs et d’exercices tels que des squats, des fentes marchées, des montées de genoux et des sauts… Une légère transpiration devrait apparaître pour indiquer que le corps est prêt pour la course principale. »

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