TENDANCE | LA SCIENCE L’AFFIRME : REPOS ET PLANIFICATION SONT AUSSI ESSENTIELS QUE L’ENTRAÎNEMENT EN COURSE À PIED

Source et crédit photo : 24 MATINS [Extrait] 24 MATINS, Jérôme Nelra, 19 février 2026

Dans le domaine du running, les recherches scientifiques confirment que l’entraînement ne se limite pas aux séances d’effort.

Prendre le temps de se reposer et d’organiser ses entraînements s’avère tout aussi essentiel pour progresser efficacement.

Construire une progression durable : l’art de la périodisation

L’idée reçue selon laquelle « plus on court, mieux on progresse » persiste chez nombre de passionnés de course à pied. Pourtant, les études scientifiques abondent : structurer ses cycles d’entraînement grâce à la périodisation, c’est-à-dire alterner phases d’effort et phases de récupération, s’avère bien plus efficace que l’accumulation constante de kilomètres sans véritable plan.

En réalité, vouloir être au sommet toute l’année expose à la stagnation… voire à la blessure.

Comprendre le rythme du corps humain

Du point de vue physiologique, il est illusoire d’espérer maintenir une forme optimale sur le long terme. Le corps humain ne peut rester au pic plus de deux ou trois semaines consécutives. Au-delà, sans allègement du rythme, il s’épuise et peine à assimiler les bénéfices des efforts fournis. C’est là qu’intervient la nécessité de diviser l’année en blocs distincts : chaque période vise un objectif précis, tout en modulant volume et intensité des séances.

Les quatre piliers d’une saison réussie

Structurer son année sportive repose sur quatre étapes fondamentales :

  • Base : Période hivernale hors compétition dédiée au développement aérobie et au renforcement musculaire. Volume élevé, intensité faible — c’est ici que se forge la solidité nécessaire pour encaisser les charges futures.
  • Développement : Environ deux mois avant l’objectif principal, place au travail spécifique. L’intensité monte progressivement, le volume diminue légèrement ; les séances ciblent alors les allures propres à la distance visée.
  • Pic : Les deux à trois dernières semaines se focalisent sur le repos actif : maintien d’une certaine intensité mais réduction marquée du volume. Le but ? Dissiper la fatigue pour arriver frais le jour J.
  • Transition : Après la compétition phare, lever le pied devient essentiel pour régénérer corps et motivation avant une nouvelle préparation.

L’erreur fréquente et le rôle clé du repos

Nombreux sont ceux qui traitent chaque compétition comme un événement majeur. Pourtant, établir une hiérarchie — quelques grandes « courses A », quelques rendez-vous intermédiaires « courses B » et des participations occasionnelles « courses C » — permet d’organiser l’entraînement intelligemment autour des véritables objectifs.

Planifier n’entrave pas la liberté ; cela donne une direction et rend chaque phase cohérente avec son état physique réel. Après tout, intégrer le repos, loin d’être une faiblesse ou un contretemps, fait pleinement partie du chemin vers sa meilleure version en tant que coureur ou coureuse.

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