ANNONCE | LA PETITE MONTAGNE OUBLIÉE DE MONTRÉAL AVEC UNE TOUR D’OBSERVATION À SON SOMMET ROUVRE AU PUBLIC
Source et crédit photo : Le Journal de Montréal |Louis-Philippe Messier | [Extrait] Le Journal de Montréal, Louis-Philippe Messier, 9 janvier 2026
Les infrastructures ont été refaites et de nombreuses activités sont offertes comme le ski de fond, la raquette et le vélo.

Une petite montagne de l’île Sainte-Hélène ressort d’une opération de revitalisation qui a duré cinq ans et elle offre maintenant un havre forestier, où les citoyens peuvent y pratiquer de nombreuses activités ainsi qu’escalader une tour d’observation.
«Montréal n’a pas une mais deux montagnes pour se dégourdir les jambes ou piqueniquer, et celle sur l’île Sainte-Hélène, le mont Boullé, est un parc public depuis 1874, soit plus longtemps que le mont Royal», rappelle Véronique Doucet, la directrice générale du parc Jean-Drapeau.
«Avant la construction du pont Champlain, les gens embarquaient dans des chaloupes et traversaient le fleuve pour venir ici», ajoute-t-elle.
Pour son entrevue avec Le Journal, Mme Doucet a chaussé des raquettes comme celles que les visiteurs peuvent maintenant louer dans un kiosque.
Baptisée en l’honneur de l’épouse de Samuel de Champlain, Hélène Boullé, la petite montagne de 45 mètres commence à moins de 100 mètres de la station de métro Jean-Drapeau.
Négligé depuis des décennies, ce vieux parc public a fini par se faire oublier… Son lac s’était envasé. Ses passerelles s’étaient effondrées.
Tour de Lévis
«Sur le mont Boullé, il y a la tour de Lévis, une construction de pierres bâtie en 1937, que tout le monde peut apercevoir en passant sur le pont Jacques-Cartier, sans toujours savoir ce que c’est», explique la directrice générale, tout en gravissant la colline vers la construction.
Cette tour de 27 mètres abrite un ancien château d’eau. Après presque neuf ans de fermeture, elle rouvre au public.

Moyennant une ascension de 142 marches, on accède (gratuitement) à une plateforme d’observation ronde d’environ 71 mètres à partir du fleuve, qui offre une vue à 360 degrés sur Montréal, Longueuil et le site des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.

Le chalet face au fleuve est une ancienne baraque militaire.

Son intérieur a été refait en bois.

La perspective sur les édifices du centre-ville est dégagée.
Dans les sous-bois, quelque 150 000 arbres et végétaux ont été plantés afin de densifier la forêt.
«Quand ces jeunes arbres auront poussé, on sera encore plus enveloppé par la forêt», se réjouit Audrey Beaumont, conseillère aux communications.

Un corridor écologique de 27 000 nouveaux plants va faciliter le déplacement de la faune, notamment en aménageant des promenades de bois sous lesquelles les mulots et les lièvres, notamment, peuvent passer discrètement.
Lac revampé
Le long lac artificiel du mont Boullé a été rallongé avec des extrémités de végétation filtrante. Des passerelles de bois flambant neuves permettent de le traverser.
«Comme l’île Sainte-Hélène est classée patrimoniale, on a numéroté chaque pierre retirée du lac et on a tout réassemblé comme un casse-tête», explique Mme Doucet.
Une ancienne poudrière devenue un théâtre est en cours de rénovation. Le parc Jean-Drapeau espère se lier à une microbrasserie pour y exploiter un bistro avec terrasse.



